Nos Côtes littorales

Comprendre notre littoral pour mieux protéger

Le 18 mai dernier, la Gazette des communes évoquait la note de synthèse du think tank La Fabrique Écologique suite à ses travaux sur l’adaptation du littoral au changement climatique. Cette note intitulée « L’adaptation au changement climatique sur le littoral »,dresse un bilan plus que mitigé sur la planification préventive actuelle et propose un nouveau partenariat de l'Etat avec les collectivités, réaffirmant son engagement sur la prévention des risques littoraux. Le think Tank y souligne l'importance de notre adaptation au changement climatique, ses conséquences sur nos côtes, les enseignements que nous devons en tirer et insiste sur les mesures à prendre pour relever ces grands défis. 

Pour rappel, le littoral aquitain s’étend sur près de 270 km et, comme le rappelle la Région Aquitaine, est divisé en deux entités distinctes avec d'une part la côte sableuse au nord et la côte rocheuse au sud. Ces différences notoires mettent en évidence deux types d'érosion et par voie de conséquence, de risques. Sur la côte sableuse, on parle d’un aléa érosion marine, et sur la côte rocheuse d’un aléa mouvement de falaise. Mais qu’il soit marin ou lié à un mouvement de falaise, le recul du trait de côte est inéluctable et généralement irréversible.

L'érosion des côtes

L’érosion du trait de côte est un phénomène naturel ou anthropique, qui affecte de nombreuses façades maritimes pouvant avoir des effets positifs sur les milieux et les écosystèmes, mais également des effets négatifs présentant ainsi un risque pour les populations.

Quelles sen sont les causes?

  • Epuisement du stock sédimentaire. Ce déficit est dû à la réduction des apports d’alluvions par les fleuves.

  • L’élévation du niveau marin du à la fonte des neiges et des glaciers. Cette élévation n’est pas uniforme sur toutes les côtes.

  • Les tempêtes: les houles, les vents en association avec les pleines mers et les phénomènes de surcôte modifient le littoral.

  • Les transports sédimentaires par les courants, les houles, les vents. Ces courants marins peuvent déplacer des milliers de mètres cubes de sédiments par an.

  • L’homme avec , entre autres, es extractions de matériaux aux embouchures des fleuves; l’arasement des dunes bordières; les aménagements du front de mer; les travaux portuaires et ouvrages de protection.

Source : ORRNA

Suivi 2020 du littoral aquitain

​Dans le contexte de crise sanitaire liée au virus Covid-19, les équipes de l’Observatoire de la Côte Aquitaine (OCA) ont reporté le lancement de la mission annuelle de suivi du littoral aquitain, qui aurait dû débuter le 7 avril dernier. A partir du lundi 11 mai et jusqu’à la fin du mois de juin, les agents de l’OCA ont arpenté les quelque 300 km de littoral ex-aquitain afin de réaliser les suivis annuels post-hivernaux.

sans oublier le rôle de l'ONF en Nouvelle Aquitaine.

observatoire de la côte aquitaine

Les dunes côtières

Comme l'explique l'Observatoire de la Côte aquitaine, les dunes boisées et non boisées ont une complémentarité unique. En effet, le bourrelet de sable nommé « dune bordière » ou « dune non boisée » joue un rôle de piège à sable  et limite l'érosion et l’ensablement de la forêt en arrière plan qui peut ainsi pleinement assurer ses fonctions de production de bois, de préservation de la biodiversité forestière et d’accueil raisonné des publics. Les dunes côtières constituent un élément majeur d'adaptation face à l'érosion.

La dune boisée joue un rôle majeur dans la fixation des sable . Elle permet le stockage des arrivages de sable au plus près de la source sur la dune non boisée et permet à celle-ci de jouer pleinement son rôle de piège à sable. Cette complémentarité est née d’un équilibre fragile qu’il faut absolument préserver.

L’action de la mer est elle aussi déterminante :

  1. elle pousse le sable sur les plages, et celui-ci, façonné par le vent, forme les dunes

  2. les houles et les courants modifient sans cesse la forme des plages, ainsi que celle du versant maritime de la dune ;

  3. parfois, la plage « engraisse » la dune ; parfois, la dune ré-alimente la plage.

En Gironde, l’érosion marine est plus marquée. On note un recul du trait de côte dépassant souvent 20 m et atteignant par endroits 30 m , atteignant même à certains endroits un maximum de 40 m comme à Soulac.

Dans les Landes, l’érosion est plus modérée. Le recul du trait de côte avoisine 10 à 15 m, atteignant dans les cas les plus sévères 25 m. La côte basque a été peu affectée par l’érosion.

Les équipes de l’ONF associent à leur savoir-faire des techniques douces relevant du génie écologique, pour protéger cet équilibre fragile. Amortisseur de l’énergie marine, « piège à sable » qui protège l’arrière-pays, réservoir de biodiversité, le massif dunaire [3] est une composante originale et attractive du paysage, un écrin naturel de l’économie touristique.

A notre niveau, le meilleur moyen de participer à cette protection est de respecter les espaces dunaires en évitant de les escalader. Nous préserverons ainsi la biodiversité qui la compose, la vie végétale qui y joue un rôle protecteur et que des passages répétés fragilisent ou détruisent.

Protéger = Respecter

Nous contacter

Email

VOus connecter
souscription

 2020 Landes Tous Solidaires

  • Gris Facebook Icône
  • Black Twitter Icon
  • Black Instagram Icon