Obsolescence programmée

Comment déjouer l'obsolescence programmée et lutter contre le gaspillage

Le 34ème Président des Etats-Unis Dwight D. Eisenhower disait déjà en son temps «Pour sauver l’économie, il faut acheter, acheter n’importe quoi»…

Certes nos actes de consommations sont des moteurs de l’économie, mais ne sommes-nous pas devenus les instruments indirects des dérives de notre société de consommation via l’obsolescence programmée ?

 

Le Centre Européen de la Consommation nous alerte.

Votre imprimante vous lâche au bout d’un an, votre téléviseur tombe en panne après 4 ou 5 ans d’utilisation, votre four perd certaines fonctions, votre machine à laver refuse subitement de se mettre en route, à moins que les défaillances ne touchent votre téléphone portable ou votre ordinateur… Qui n’a pas expérimenté ce désagrément, sans forcément en connaître son origine et ses conséquences ?

Il semblerait, en effet, que nos appareils usagers soient de moins en moins durables. Dans les années 80, un frigidaire avait une durée minimale de vie de 15 ans voire bien plus,  une voiture semblait montrer plus de robustesse, idem pour nos petits appareils ménagers, mais aujourd’hui ce temps semble révolu. Est-ce le fruit de la fatalité ou obéissent-ils, comme la plupart de nos biens de consommation, à une programmation volontaire de leur durée de vie afin de nous obliger à consommer davantage !

L’obsolescence Esthétique

Elle se distingue des autres puisqu’elle relève du subjectif. Son objet n’est pas de raccourcir la durée de vie des produits, elle n’est pas non plus tributaire d’une date de péremption mais est plutôt liée à la psychologie des consommateurs, à leur perception des produits et aux effets de modes. De sorte que le produit est souvent jeté avant la fin de sa durée de vie ou même avant une quelconque panne.
Plus étonnant, l’écologie connaît, elle aussi, sa part d’obsolescence. En effet l’ère de la «consommation éthique» a généré des comportements très différents. De nos jours,  les consommateurs se veulent plus responsables et se posent désormais des questions sur l’impact environnemental, ses conséquences, les économies d’énergie, l’écologie, le développement durable « Le renouvellement des 25 millions d’appareils électroménagers de plus de dix ans par des appareils récents performants permettrait d’économiser 5,7 milliards de Kilowatts, soit la consommation annuelle des Parisiens. L’idée est louable et soutenue par de nombreux acteurs et organisations au plan national et européen : faire faire des économies aux consommateurs et polluer moins…. ». Autre exemple, le vaste plan de changement des ampoules, car « En passant à des produits d’éclairage plus efficaces sur le plan énergétique, les ménages européens pourront économiser de l’énergie et contribuer à la réalisation des objectifs de l’UE en matière de lutte contre le changement climatique ».

Ces préconisations sont parfois sources de paradoxe puisque c’est l’argument « écologique » permettant de justifier l’abandon d’anciens appareils pourtant encore en parfait état de marche qui cautionne l’achat de nouveaux produits moins avides d’énergie. Conséquence, il favorise une augmentation des déchets, lesquels ne peuvent pas toujours être correctement recyclés. Or sur ce point l’étude du Centre européen de la consommation est sans équivoque « Pour véritablement informer les consommateurs et assurer une promotion efficace des biens et services ayant un faible impact sur l’environnement, les allégations environnementales doivent impérativement être claires, exactes, précises et non trompeuses. Il faut en outre éviter qu’elles mettent l’accent sur un aspect environnemental tout en dissimulant d’éventuels autres inconvénients ou incidences négatives sur l’environnement.»

 

Le message pertinent de Buycott

Mais qu’est-ce que l’obsolescence programmée ?  Reportons-nous à la définition de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) : « la notion d’obsolescence programmée dénonce un stratagème par lequel un bien verrait sa durée normative sciemment réduite dès sa conception, limitant ainsi sa durée d’usage pour des raisons de modèle économique ». Ces techniques peuvent notamment inclure l’introduction volontaire d’une défectuosité, d’une fragilité, d’un arrêt programmé, d’une limitation technique, d’une impossibilité de réparer ou d’une non-compatibilité logicielle ».

Le critère déterminant dans une obsolescence programmée, c’est la durée de vie du produit. Comme l’indique, dans son étude, le Centre Européen de la Consommation, il s’agit « de prévoir à l’avance la durée de vie du bien : Il s’agit de programmer, de planifier délibérément et volontairement la durée de vie du produit et donc sa mort. Bien qu’il soit à l’heure actuelle impossible pour les ingénieurs de fixer dès la conception du produit la date précise à laquelle un appareil tombera en panne, sans pouvoir être réparé, l’obsolescence est définie par la possibilité de fixer la durée de vie d’un produit. »

Mais savez-vous qu’il existe plusieurs types d’obsolescences... 

A commencer par la plus répandue : l’obsolescence technique ou technologique et ses sous-catégories telles que l’obsolescence par défaut fonctionnel qui consiste à avancer la fin de vie d’un appareil. Ainsi si une seule et unique pièce de l’appareil tombe en panne c’est l’appareil tout entier qui cesse de fonctionner (elle concerne essentiellement les produits électriques ou électroniques comme les téléviseurs , les téléphones portables, les machines à laver ou encore les ordinateurs), mais il existe aussi l’obsolescence par incompatibilité qui, elle, vise à rendre inutile un produit en le rendant incompatible avec les versions ultérieures ou même celles d’un concurrent (C’est le cas des logiciels), puis il y a l’obsolescence indirecte, la plus extrême car son application rend les produits obsolètes alors qu’ils sont encore fonctionnels et enfin il existe une obsolescence par notification, proche de l’obsolescence indirecte, mais qui consiste : « à concevoir un produit de sorte qu’il puisse signaler à l’utilisateur qu’il est nécessaire de réparer ou de remplacer, en tout ou en partie, l’appareil». Les imprimantes sont particulièrement touchées par ce type d’obsolescence  (c’est le cas de l’imprimante qui rend obsolète les cartouches d’encre).

L’obsolescence programmée peut prendre des formes variables et touche des domaines auxquels nous ne penserions pas. Ainsi le secteur alimentaire n’est pas épargné ou même le secteur esthétique. Dans le secteur alimentaire « L’obsolescence par péremption, comme son nom l’indique, est constituée par des dates de péremption sur les produits. Si des produits alimentaires sont volontairement soumis à l’obsolescence par péremption, c’est avant tout pour des raisons de santé et sécurité publique. Cependant, il est possible de raccourcir artificiellement la durée de vie de ces produits en indiquant des dates plus courtes alors qu’ils sont encore tout à fait consommables ».

Et le consommateur là-dedans, a t-il son mot à dire ?

Entre le casse-tête des appareils indémontables comme les smartphones (exception faite du Fairphone), certains ordinateurs portables ou certaines pièces d’électroménager moulées dans le plastique (ni démontables ni réparables), les consommateurs peuvent toujours afficher leur rejet de la société de consommation de masse et devenir des alter -consommateurs. Point de subversion en cela, le mouvement fait simplement appel à de nouveaux modes de consommations. Parmi eux on dénombre le shopping volontariste grâce à l’appli Buycott, la consommation collaborative http://consocollaborative.com/, les AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), la consommation communautaire comme les sites d’achats groupés, la consommation responsable, l’économie circulaire, l’économie de partage comme le covoiturage, la consommation non marchande, la consommation solidaire… ils sont tous basés sur la volonté de consommer autrement.  Mais il existe aussi des forums d’entraide solidaire des consommateurs, sur fond de conseils d’utilisateurs ayant solutionné leur problème, d’experts qui apportent leur aide pour réparer. Le but de ces forums : lutter contre les techniques des industriels et fabricants visant à réduire la durée de vie des produits et lutter contre l’obsolescence programmée. Parmi eux les sites On peut le Faire ou encore SEL'Idaire qui regroupent une communauté d’internautes qui veulent consommer moins et mieux, ceux qui ne veulent plus participer à l’obsolescence programmée, ceux qui ont le désir d'évoluer vers plus de citoyenneté et de solidarité..

 

Le site Ifixit montre comment tout réparer, du grille-pain à la voiture en passant par l’ordinateur portable ou encore la machine à laver et démontre qu’il est possible de contrer l’obsolescence programmée.Comme le souligne le Centre Européen de la Consommation, «Il devient urgent que les consommateurs deviennent de véritables «consomm’acteurs » responsables et formés pour se retrouver dans la jungle des produits et de leurs caractéristiques ! Il convient aussi d’inciter les pouvoirs publics à faire preuve de discernement pour être capable de fournir les informations nécessaires afin que les consommateurs puissent choisir en toute connaissance de cause. ».

Conaissez-vous commown ? Ils proposent un service fondé sur l’économie de la fonctionnalité : rejoignez la marche de l’Histoire et mettez-vous à la location-longue-durée-sans-option-d’achat de smartphone, ordinateur portable, casque audio, et d’autres à venir !

 

Bonnes adresses

L'atelier Nord Bassin ATENOBA (Recyclerie - "Repair Café"....)Andernos-les-Bains

Réparer, réutiliser, recycler (Grand dax)

Réseau  Répar'acteurs et Youdot.io

Répar'Acteurs "Je répare et ça repart"

Conseils de l'ADEME

Landes Ressourcerie à Aire sur l'Adour  / Page Facebook

Landes Partage - Mont de Marsan et Hagetmau / Page Facebook

Recyclerie Voisinage - Soustons et St-Vincent-de-Tyrosse / page Facebook

Le Grenier de Mézos à Mézos (pour lutter contre le gaspillage et l’exclusion) + le Grenier de Mézos et l’association La Smalah, l’atelier est un espace de fabrication d’objets et de mobiliers à partir des invendus de la recyclerie.

Annuaire des garages solidaires
Self garage. Le principe : Un garage associatif, appelé aussi garage participatif ou garage solidaire, permet de réparer soi-même, ou de faire réparer son véhicule à moindre coût.

Bientôt un garage solidaire à Pontonx (40), le projet est porté par l'Arbre à pain, une association d'aide à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficulté.

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